Le Mustang ou le Royaume de Lo - 13 Octobre 2017

ENTRE TSARANG ET LO MANTHANG


Passage d'un col à 4300m, puis arrivée dans la matinée à Lo Gekar pour visiter la gompa datant du XIe siècle.
Chaque visite de gompa est ponctuée par l'attente d'un "gardien des clés", qui arrive souvent de nulle part ....
Malheureusement aucun éclairage efficace dans les gompas, les magnifiques peintures murales ne sont visibles que grâce aux frontales, et les photographes ne sont pas les bienvenus ....



L'entrée du monastère de Ghar Gompa



Puis descente vers la vallée et Lo Manthang qui s'étend aux pieds de la montagne blanche.


Le village de Marang et la vallée vers Lo Manthang



"Remontant une petite colline, j'atteignis un passage étroit entre deux falaises, une sorte de porte naturelle à travers laquelle se glissait la piste poussiéreuse. De là, je surplombais tout le Nord du Mustang et je pouvais voir très loin dans le Tibet. Et, tout à coup, au-dessous de moi, je vis Lo Mantang ! ce but avait été si inaccessible, et j'avais été si peu certain d'y arriver jamais ! ... D'abord, je n'en crus pas mes yeux et ressentis les impressions des voyageurs incrédules du Moyen Age apercevant Rome pour la première fois (...). Il me semblait, que moi aussi, je vivais une légende, une légende vieille comme le temps (....) : la légende d'une cité oubliée, d'une forteresse cachée dans les replis de l'Himalaya, un paradis perdu, un pays où des hommes éternels prospèrent au-delà des frontières de notre monde si peu romanesque. Un endroit où le le temps demeure supendu au-dessus d'un univers secret et fermé."

Récit de voyage de Michel Peissel : Mustang, Royaume Tibétain Interdit (1964)




La plaine de la prière et Lo Manthang




Sur les toits de Lo Manthang, sur le dos de maman...






Après-midi : Visite des différents lieux de culte, avec toujours la même problématique : "Mais qui a donc les clés ?". Avec pour corollaire : Apprendre à prendre le temps ...
Rencontres des Lobas (habitants du Mustang) dans les ruelles avec échange de sourires, de paroles de bienvenue "Namasté" ("bonjour" ou "Bonsoir")




Moinillon : "L'arroseur arrosé"




Sur les terrasses des maisons : La gompa de Lo Manthang




Confidences dans les rues de Lo Manthang




Dans la cour d'une gompa




Dans les ruelles de Lo Manthang


Par contre, à l'intérieur de la ville close, le temps s'est arrêté, rien ne semble avoir changé depuis 1964 : les ruelles forment un véritable dédale où l'on se perd pour mieux se retrouver, les terrasses des maisons sont toujours limitées par des assemblages de branches d'arbres.

"Lo Manthang forme un grand rectangle de 300 mètres de long sur 150 mètres de large, dont on aurait coupé le coin nord-est, ce qui donne à la ville la forme d'un L très épais... Du fait du mur d'enceinte de Lo Mantang, presque chaque rue et chaque ruelle forment un cul-de sac. Les ruelles tournaient et serpentaient autour des maisons collées les unes aux autres. Des passages disparaissaient sous les maisons, dans d'étroits tunnels sombres et qui comportaient même des tournants avant d'émerger à la lumière du jour. En sortant, je ne savais plus où j'étais....
On aurait pu faire le tour de Lo Manthang en passant de toit en toit s'il n'y avait pas eu les barrières de brindilles formant comme de petits murs autour des terrasses des maisons.
"Récit de voyage de Michel Peissel : Mustang, Royaume Tibétain Interdit (1964)

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